KikouBlog de Le Loup - Age adulte
Le Loup

Aucune participation prévue dans les 8 semaines à venir.

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Dans la catégorie Age adulte

Meniscus (semaine 7 à aujourd'hui)

Par Le Loup - 28-08-2015 14:02:58 - 9 commentaires

Comment vous dire…  vous expliquer ce silence ?

Avril 2015 j’ai repris mais la visite suivante chez le véto a révélé un épanchement, signal d’un genou en souffrance. Arrêt total… anti-inflammatoires et glace, même plus envie de raconter, un mois de mai - joli mois de mai – au fond du trou.

Juin 2015 la rage, pédaler autorisé ? Qu’à cela ne tienne le compteur va s’envoler et plus question de rester sur home-trainer : si je ne dois pouvoir faire que cela alors ce sera sur un clou qui tient le pavé. J’investis donc dans mon 1er vélo de route, un truc d’occasion mais plutôt racé : un « spé » Roubaix très bien équipé (voir catalogue spé vous comprendrez, c’est tout en haut). Le choix se justifie par le confort de l’engin, le tarmac m’aurait probablement semblé trop rigide…

Les petites sorties vont s’enchaîner : 500km en juin, puis 700km en juillet. C’est loin des vrais rouleurs mais je découvre l’effort, et puis seul la truffe en plein vent je tiens mon 29km/h sur ma première sortie au-delà des 100 bornes. Le gars qui m’a vendu le vélo a trouvé que ce n’était pas si mal… Je ne retrouve pas mes sensations de coureur mais c’est bon de vider son sac.

Juillet… l’UTB dans 10 jours. Je dois renoncer à ma participation et c’est un crève-cœur. Toujours pas envie d’en parler, le cœur au bord des lèvres.

La même semaine le doc me reçoit pour un bilan. Je sais ce qu’il va me dire : « Et là, ça fait mal ? Bon… vous continuez à pédaler, à glacer 2xjour, je vous refais une prescription d’AINS, on se revoit dans 1 mois ». Tiens j’ai droit à une variante, le disque ne s’enclenche pas comme prévu : on ne se reverra qu’à son retour dans presque 2 mois… Je savais que j’aurais dû poursuivre mes études, merde !! Pourvu qu’il continue à faire beau car à vélo c’est plus sym…

Comment ? J’ai pas écouté ?

« Vous pouvez courir »

La suite j’ai pas entendu…

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Vendredi 28 août (aujourd’hui)

J’ai perdu 10kg et depuis ce dernier rdv j’ai fait 500km en courant dont 350km ce seul mois d’août. Jamais plus de 3h, jamais plus de 35km, mais j’ai couru et c’est tout ce qui compte.

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Meniscus (semaines 4 à 6)

Par Le Loup - 06-04-2015 14:09:46 - 6 commentaires

Résection ménisque interne droit

 

 

Semaines 4 à 6

 

 

Semaine 4


Mercredi 18/03

3ème séance de kiné

J'ai décroché l'autorisation de pédaler sans résistance (sur home trainer donc...) et les premiers tours de pédale font du bien, surtout quand j'augmente un peu la résistance.

1 mois après l'opération me voici donc au pied du mur, objectif : retrouver de la confiance et du souffle.

Je revois le toubib le 2 avril : il me faut savoir où j'en suis, et vite.

 

 

Semaine 5


Samedi 28/03

Le home-trainer c'est bien mais après plus de 150km et quelques litres de sueur j'ai besoin de mieux...

Il fait beau et ce sera l'occasion de joindre l'utile à l'agréable puisque j'ai rdv chez le kiné. Quand il voit le vélo dans sa salle d'attente il hallucine légèrement, puis se marre : "j'aurais dû m'en douter..."

En sortant je décide de continuer à me promener - c'est trop bon - et je vais visiter l'ami Olivier (land).

Aucune douleur mais je prends soin de glacer comme après chaque séance de home-trainer.

 

 

Jeudi 02/04

(6 semaines moins 1 jour depuis l'opération)

 

15h.

Le toubib examine attentivement mon genou et la musculature des jambes : sans vantardise je pense que le changement est visible rapport à ce qu'il avait vu jusque-là...

L'effet recherché par ces quelques heures de "gonflette" sur le home-trainer va être obtenu - j'en suis sûr - et je pose donc la question qui me brûle les lèvres : "docteur, j'aimerais faire un test... d'ici 2 semaines... si vous me l'autorisez... sur piste pour éviter tout..."

La réponse est brève, sans appel : non !

"Non, pas sur piste.... Je préfèrerais que vous alliez en sous-bois pour commencer, moins de chocs en retour que le tartan."

Mon sourire vaut tout les beaux discours et le toubib semble lui aussi content de son petit effet.

 

16h30.

2 petites semaines et je pourrai enfin courir, cool...

 

17h.

Pourquoi attendre ? J'ai les chaussures aux pieds, c'est parti !!!

Les premières foulées sont hésitantes puis de manière instinctive je me libère, le coeur commence à s'accélérer. Je me fixe une limite : 20 minutes et ça sera bien.

Après 6,66km et 40' en forêt de Fausses Reposes je coupe le chrono.

 

Le genou opéré semble tenir le coup en revanche l'autre va me lâcher... Après 1 an à compenser ce genou gauche semble bien entamé lui aussi. Ce constat n'est pas une révélation, je m'en doutais depuis les douleurs ressenties en février. Du coup pendant toute ma sortie je suis accaparé par les sensations du genou qui n'a pas été opéré, un comble !

Cela ne gâchera pas le plaisir de la reprise mais je décide d'en parler au toubib pour lancer un diagnostic dès notre prochain rdv : en attendant j'ai un mois devant moi pour voir si le mal décroît ou s'accroît (après tout on a le droit d'être optimiste...).

 

 

Semaine 6

 

Samedi 4/04

2ème sortie : 50' pour 8,5km et 160d+.

Pas de mauvaises sensations : le genou opéré est ok, l'autre un peu moins récalcitrant qu'il y a 2 jours.

 

Dimanche 5/04

3ème sortie

Aujourd'hui j'ai pris mon sac et ma poche pourtant j'ai prévu de ne faire que 10km... envie de me sentir un trailer ?

 

Je croise l'ami Jacques (jpoggio) après seulement 3' de footing. Nous parlons 5 bonnes minutes mais il a terminé sa séance. Je lui propose de faire une prochaine sortie ensemble pour profiter du beau temps qui va durer toute la semaine

Je couperai le chrono après 1h46' pour 17km et 350d+.

Jacques il ne faut pas trop attendre, sinon...

 

Cette sortie m'a permis de toucher les limites actuelles : après glaçage le genou est un peu douloureux à la palpation...

Le genou non opéré ne s'est pas trop signalé... Serais-je en train de me rééquilibrer ? Se pourrait-il qu'il soit moins touché que je ne le crains ?

Lundi matin pas de douleurs particulières mais une sensation de fragilité (attention) et quelques courbatures (normales pour une reprise) : je décide de ne pas recourir avant au moins 2 jours et disparition des signaux.

Mardi si possible j'envisage de retrouver mon tracé court type en forêt de Meudon : environ 15km de singles très sinueux avec beaucoup de changements d'appuis et d'évitements, idéal pour du fartleck. Le chrono de référence ne devrait pas bouger ! :-)


Après ces premières sorties "pour le plaisir" décision est prise de me brider à des sorties d'1h maximum et de poursuivre les séances de vélo, et de kiné bien sûr.

Malgré une envie de courir difficile à réprimer je suis conscient du piège à éviter : trop en faire, trop tôt... Pour le moment j'ai de l'avance sur le meilleur planning espéré avec moins de 7 semaines écoulées depuis l'opération : il ne faudrait pas tout gâcher.

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Meniscus (semaine 2 et 3)

Par Le Loup - 16-03-2015 19:24:38 - 6 commentaires

Résection ménisque interne droit

Semaine 2 et 3

 

Samedi 28/02

Essai de conduite de la voiture car il faut bien aller faire des courses de temps en temps... Se glisser derrière le volant est un geste à faire au ralenti : il y a un angle à trouver pour éviter de se faire mal. Les fils tirent un peu sur les chairs et ce n’est pas agréable de passer de l’accélérateur au frein et vice-versa dans mon tank.

 

Dimanche 01/03

Balade 1h30 : tout ce qui possède 2 pattes ou 4 pattes se déplace plus vite que moi. Quelques passages en dévers, encore boueux et glissants par endroits, on dirait plus que jamais une momie mais ça fait du bien de s’aérer. La marche sur le plat c'est ok mais dans les escaliers j’y vais toujours mollo, surtout à la descente où j’évite de prendre tout le poids sur le genou.

En fin de promenade quelques douleurs diffuses, difficile de cerner si c'est le ménisque ou les cicatrices. Je suis sorti longtemps et la prudence s’impose : je rentre par le chemin le plus court en faisant gaffe.

Glaçage.

 

Lundi 02/03

Retrait des fils.

Le pansement est ôté et je peux enfin voir mon genou pour la première fois depuis la sortie de la clinique… Ce n’est pas enflé le doc a l’air très satisfait. Les fils sont enlevés en 30 secondes et je peux admirer 2 cicatrices assez minuscules. J'ai l'interdiction d'eau de mer (ça tombe bien l'eau est plutôt froide en ce moment) et je ne dois pas non plus mettre les cicatrices au soleil (là non plus pas trop de crainte à avoir).

Le vélo n'est pas autorisé et je dois attendre 1 quinzaine de jours : “faites d’abord quelques séances de kiné et puis on verra. On se revoit dans 1 mois”… Même pas un peu de ski ?

Je peste intérieurement mais je me remémorre ce que j’ai pu lire et recevoir comme conseils : “doucement mais sûrement, ne pas toût gâcher”. Ok... mais je compte bien soudoyer la kiné dès la 1ère séance !

 

Jeudi 5/03

Reprise du travail, 13ème jour.

Bus, métro, boulot… Dur, dur.

Si dans le métro il vaut mieux être apte à monter et descendre des escaliers au milieu d’une foule hostile, le bus est quant à lui un piège : accélérations et freinages intempestifs sont autant de pertes d'équilibre et d’appuis imprévisibles. Lorsque je trouve une place assise je garde une main sur le genou pour éviter les coups de sacs ou pire.

Glaçage le soir, sensation de genou lourd, lourd.

La fatigue se fait également sentir à cause du manque d’activité de ces derniers jours.

 

Vendredi 6/03

Bis repetita pour les transports en commun : je ne me déplace pas encore à ma vitesse de croisière et je sens bien l’agressivité passive des gens pour qui je représente un obstacle à contourner. Oui, passive l’agressivité, car bien que diminué par l’opération je fais toujours 1,89m. Rigolant

Au passage je prends conscience de ce que représente ce mode de déplacement pour une personne à mobilité réduite (sous-entendu : pas trop réduite quand même car le métro parisien n’est justement pas accessible aux gens en fauteuil).

Cerise sur le gâteau aujourd’hui c'est projet blanc pour ma prépa : 8h en salle !

Je ne vois pas trop le temps passer mais à la fin de l’épreuve je suis lessivé, et un peu blanc aussi. Le soir glaçage et canapé Thalassa.

 

WE

Le bilan de la semaine est mitigé : l’enthousiasme qui a suivi le retrait des fils est un peu douché par la fatigue et les petites douleurs : piétiner est la chose à éviter et je n’ai fait que ça depuis 2 jours !

Je dois prendre la voiture pour 2 jours en Bourgogne.

Sans les fils le genou supporte mieux les sollicitations liées à la conduite, ça ne tire plus ! Je continue d’être précautionneux lorsque je me glisse au volant. On ne le soupçonne pas en temps normal mais on fait subir une torsion bizarre à ses genoux en montant en voiture, et encore plus côté conducteur : il suffit d’être fraîchement opéré pour s’en rendre compte !

 

Lundi 9/03

1er rdv chez la kiné.

J’arrive avec 1 bonne heure d'avance au cabinet, je me suis planté en notant le rdv !

La kiné arrive et je déchante intérieurement (trop de films) : ce n’est pas “la kiné” mais “le kiné”… Et le gaillard est costaud en plus ! Remarque pour manipuler c’est mieux…

Une quinzaine de séances de kiné sont prévues : les 3 premières seront consacrées à détendre et dénouer, les suivantes seront à base de squats, de proprioception et d’exercices excentriques (freinages, bonds...). Le programme est bien, mais rien que d’imaginer les freinages et les bonds j’ai mal à l’avance : allez, ce gars-là a l’air de bien connaître son job…

Pour le vélo il serait sage d’attendre encore (ben voyons...) et de me prouver par A + B que pour le moment je n’ai pas récupéré une extension complète (ne parlons pas de la flexion) et que musculairement on peut constater une différence significative entre les 2 jambes. Okay, okay...

La séance de 30’ me fera du bien mais dommage que je me tape 25' de marche et 1 heure de transport en commun derrière.

Glaçage 20’ le soir.

 

Jeudi 12/03

2ème rdv kiné

Pas facile de placer les rdv, mon agenda est blindé depuis que j’ai repris le taf et celui du kiné aussi.

Non rien de particulier, ah si, ce matin j'avais un rdv important et aucun véhicule dispo sous la main : donc vélo ! :-)

Le kiné commence à se rendre compte qu’il a un “client”. Moyennant quoi à la fin de la séance il m’autorise le vélo - à assistance électrique - du bureau… Bon, c’est pas grand-chose mais c’est déjà ça. Je lui glisse que je veux faire “100km” en juillet, il se marre puis il comprend que ce ne sera pas à vélo… “On verra, il faut vraiment y aller par étape”… Je compte bien faire un peu de home trainer dès ce week-end quand-même, il est temps de reprendre, je me sens d’attaque.

Glaçage 20’ le soir.

 

Vendredi 13/03

Opéré depuis 3 semaines.

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Meniscus (semaine 1)

Par Le Loup - 26-02-2015 20:45:50 - 13 commentaires

Résection ménisque interne droit

Semaine 1

 

 

Vendredi 20/02

 

5h : réveil

6h : taxi

6h30 : hall d’attente clinique, j’observe longuement le ballet de l’homme de ménage… Sourire

7h45 : admission

1er sur la liste des opérés, on me demande de me dépêcher pour me préparer !

Chambre, vérification épilation par infirmière, douche express avec savon liquide SCRUB pour l’antiseptie et enfilage tenue spécifique : charlotte, caleçon, petite nuisette avec lacets dans le dos et chaussons – le tout en papier et d’un joli bleu nuit.

8h30 : descente au bloc et pose du cathéter (ou l'inverse je sais plus), bonjour du chirurgien, bonsoir de l’anesthésiste.

 - intermède sans rêve -

10h30 : réveil et retour chambre, un peu gazeux mais je ne replonge pas. Sensation d’hypoglycémie malgré le goutte à goutte, je somnole en attendant le ravito…

13h30 : collation, effectivement ça va mieux, plus de vapeurs mais re-dodo.

14h30 : essai de position debout - pas de douleurs - (sans autorisation mais envie pressante, j’y vais en tenant le goutte à goutte à bout de bras au-dessus de ma tête, l’infirmière manque de déclencher une alerte évasion avant d’entendre mon doux gazouillis en provenance du petit coin…)

15h00 : changement du pansement, j’en profite pour faire une photo. C’est propre et pas gonflé, on dirait même pas que j’ai été opéré si ce n’était les points de suture de chaque côté : petites incisions en forme d’étoile à 3 branches.

17h00 : sortie, marche avec 2 béquilles par sécurité, retour accompagné, en taxi mais pas à 3 branches. T’es déjà entré dans une voiture sans plier la jambe ?

18h45 : retour domicile, ascenseur en panne !!

Dînette : faim = bon signe.

Couché tard… Nuit sur le dos avec calage coussins pour éviter tt faux mvt.

 

 

Samedi 21/02

 

Réveil tôt, nuit moyenne

Piqûre anti-coagulants (Lovenox 4000 ui) vers 11h30. Il faudra en faire pdt 6 jours à heure fixe.

Glaçages répétés et pas trop de déplacements dans la journée.

Pas d’appuis francs, reste jambe tendue mais commence quelques contractions/décontractions des releveurs et du quad, sur le dos dans le canapé.

Sieste l’après-midi : fatigue post-op, sensation de froid, “odeur” du bloc… Douche seulement en protégeant avec du film. (Pas acheté de film, donc pas de douche !)

Couché plus tôt, calage idem. Les points de suture “tirent” un peu, cacheton anti-douleur (le 2ème de la journée, droit à 6 mais suis pas fan).

 

 

Dimanche 22/02

 

Mieux dormi

Piqûre vers 11h30

Cachet, suis allé tester douleur côté ménisque, pas inquiet c’est normal. Suis bcp plus dans le doute sur les sensations de l’autre genou qui encaisse tout depuis + 6 mois, et me fait mal depuis 3 semaines !

Glaçage des 2 genoux… Embarrassé

Appel du chirurgien vers 12h. “Genou pas gonflé, très bien

Rapport succinct, il confirme “ménisque bien cassé, résection jusqu’à obtention d’un mur sain, conservation de la corne postérieure”… Je ne le retiens pas inutilement avec trop de questions, je demanderai d’autres détails plus tard à mon toubib qui aura vue sur son rapport.

Je fais quelques essais - timides - de pliage. Je ne veux pas forcer sur les chairs à vif mais ça fait du bien de bouger un peu l’articulation : presque 90° jambe pendante.

Nuit sans les cales.

 

 

Lundi 23/02

 

Sommeil tout pourri et un faux mvt en sortant du lit… Cachet !

3 cafés, 1 piqûre et 1 glaçage plus tard me voici mieux.

Balade de 10’ à l’extérieur malgré l’ascenseur tjr en panne.

Je file à vive allure sur mes 2 béquilles mais le choix de chaussures est mauvais, pas assez souples, et je le sens à chaque reprise d’appui. Le trottoir est défoncé à cause de travaux, méfiance… Pas le courage d’aller jusqu’au magasin du coin, j’ai encore largement de quoi tenir un siège, voire un canapé  - ha ha... hum - j’y retourne ! C’est cool le lundi à la maison.

Pas mal au ménisque le reste de la journée (j’ai repris un autre cachet) mais plutôt sur la rotule, bizarre, ne pas suivre toutes les sensations… Je plie un peu mieux, les fils me chatouillent mais je suppose que c’est signe d’une (bonne) cicatrisation.

 

 

Mardi 24/02

 

Très bien dormi,

J’ai pu trouver une position latérale qui ne me fait pas mal, il suffit de caler à nouveau.

Piqûre.

Aujourd’hui j’ai des visiteurs, il faut que je cuisine…

Ascenseur toujours en panne.

Balade jusqu’au supermarket avec 1 seule béquille. Je ne galope pas comme hier, je recherche plutôt un effort d’endurance : 800m aller-retour en moins de 20’… Purée j’ai oublié le film alimentaire ! Ce sera encore toilette sommaire dans le lavabo…

Bu un peu de jus de raisin (Buzet 2010) et mangé pizza (j’ai dit cuisine ?). A 17h mon petit monde s’en va, j’ai l’impression d’avoir un peu trop piétiné. Je m’assieds pesamment dans le canapé et je me rends compte avec un temps de retard que je viens de plier la jambe sans aucune gêne.

Pas de cachet aujourd’hui.

 

 

Mercredi 25/02

 

Sommeil nickel.

Initiative perso, je démarre un traitement “chondro-aid” (glucosamine-chondroïtine) : 2 gélules/jour pdt 2 mois.

Piqûre.

Flexion quasi-totale du genou, tenu à la main : le talon touche l’ischio.

Marche lente sans boîter à la maison mais garde une béquille pour sortir, par précaution.

1 vingtaine de minutes de sortie, la béquille devient inutile sauf à me signaler aux gens autour et à m’encombrer lorsque je cherche de la monnaie dans mon crapaud… rien de spécial, ah si le film alimentaire : 1ère douche depuis l’opération. Que du bonheur !

Je fais gaffe dans l’escalier et je monte pas à pas comme les mômes.

Pas de cachet aujourd’hui.

 

 

Jeudi 26/02

 

Sommeil réparateur

Dernière piqûre d’anti-coagulants, 2 gélules chondro-aid.

Ascenseur réparé ce matin mais machinalement je prends l’escalier : descente main sur la rampe mais en mode normal, remontée idem tout en douceur avec mvt bien décomposé : pas d’effort inconsidéré mais pas de douleur, yeah !

Plus tard marche de 30’ en Hoka avec une (grande) montée d’escaliers (lente, mvt décomposé, appui franc) et retour par un autre chemin, sans marches : j’avais pas envie de faire des descentes aujourd’hui ! Toutes petites douleurs ressenties en fin de sortie, mieux vaut s’en tenir à cela pour aujourd’hui.

Glaçage + 1 cachet à titre préventif.

 

J’installe le vélo sur le home-trainer mais décide d’attendre le retrait des fils prévu lundi.

 

 

Vendredi 27/02

Opéré depuis 1 semaine.

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Merci pour vos commentaires et soutien !

Par Le Loup - 03-04-2012 12:10:57 - 8 commentaires

Bon... J'espère ne pas avoir à écrire trop souvent ce genre de billet !

Je suis venu vous remercier pour vos commentaires et messages de soutien suite à mon récit de cet éco-trail de paris 2012. Je le fais ici, pour tous, non pas par fainéantise de vous répondre individuellement mais par souci d'économie de mouvements : vous avez compris que je dois encore me ménager ! Looooool !!!

J'ai pris des rdv médicaux mais les délais sont longs... Je vais quand même m'obliger à faire les analyses et un bilan, on ne sait jamais ce qu'on peut découvrir par hasard. J'ai recouru (ou plutôt trotté) plusieurs fois sans autre signe qu'une fatigue un peu longue à disparaître ; je vais continuer à préparer mes courses suivantes mais en faisant abstraction d'un quelconque objectif chronométrique jusqu'à mieux.

La piste la plus sérieuse à ce jour reste une fatigue nerveuse d'avant-course (boulot) et l'adaptation au mix pollution/pollen/chaleur qui à ce moment particulier de l'année ne me convient pas. Le we avant t° idéale et le we suivant aussi ! Rageant...

Encore merci pour vos réactions de sympathie qui me touchent, à bientôt en vrai !

Alex.

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Le TOE

Par Le Loup - 02-08-2011 14:45:34 - 29 commentaires

Le TOE

3 petits mots pour 3 grandes lettres...

 

Je voudrais écrire quelque chose qui ne soit ni un compte-rendu, ni un hommage, ni une litanie de superlatifs… Je voudrais écrire sur un sentiment, une sensation, comme la caresse d’une brise sur la joue, un truc léger… Ce ne sera pas facile. En plus je ne sais pas où ranger ça… alors ce sera là, sur mon blog de kikoureur.

 

Je ne m’étais pas spécialement intéressé à cette course lorsque j’en ai eu vent, justement ! Une course de plus me suis-je dit, encore un défi du genre "plus loin, plus haut, plus fort"... Et pour moi ça sonnait plutôt comme : "trop loin, trop haut, trop fort". Oui assurément à ce moment-là je n’ai pas été spécialement séduit par le format ou le buzz.

 

Le nombre important de copains inscrits a fini par éveiller ma curiosité et j’ai découvert la possibilité qui était offerte d’assister l’un d’entre eux dans son effort : une magnifique sortie en montagne d’une cinquantaine de km, des ravitos copieux, des bénévoles aux petits soins, un copain déjà crâmé par 130 km d’efforts sur lequel il sera aisé de régler son pas, un temps magnifique annoncé pour la fin de course… Le tout pour la modique somme de 20 euros, comment dire non ??? Et j’aurais même pu n’en avoir que pour 10 euros si je m’étais réveillé plus tôt !!!

 

Bref, l’idée d’une petite semaine de congés a commencé de se dessiner malgré les quelques traits de pluie annoncés…

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Assister au départ de la meute ne me fait pas particulièrement vibrer ; au mieux je ne commencerai à me sentir concerné que dans quelques heures, lorsque mon coureur arrivera à la Chapelle.

 

Tiens parlons-en de la Chapelle… La navette que je pensais prendre sera drôlement en avance ; je ne vais quand même pas attendre mon coureur une nuit et une matinée… Quoi ? Les pacers n’auront pas accès à la base-vie pour attendre ? Oh, ça se complique… Bon, ce sera voiture perso et on verra comment aller la chercher après la course.

Quelle course ? J’apprends brutalement que Tom est KO, redescendu sur Vallouise pour rendre son dossard… Fin des haricots ; tous les problèmes de logistique sont résolus d’un coup. La pluie me semble plus froide soudain…

 

J’ai de la peine pour Tom. Je sais qu’il doit être encore plus déçu que moi, voire doit se sentir coupable… Pas question de l’accabler, je connais trop bien ce sentiment. Je vais continuer à penser en pacer, en pote loyal. Je l’appelle, je lui parle, je viens le chercher… J’ai deux places de plus si d’autres malheureux… Un certain Killy déclarait : "lorsqu’on veut accomplir des choses exceptionnelles cela passe forcément par le risque"… et aussi "pour gagner il faut risquer de perdre".

Mes pensées sont un peu confuses. Je m’étais préparé à cette éventualité d’un abandon mais je pensais alors que je serais aux côtés de Tom dans la montagne, que je pourrais l’aider, le conseiller, le motiver… Bon, c’est comme ça, des fois on est impuissant…

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Le temps passe vite et les coureurs arrivent déjà en à peine plus d’une trentaine d’heures. J’applaudis les  premiers et je me surprends à penser négativement que je n’aurai peut-être pas d’autres images, pas d’autres souvenirs de cette course, de ces quelques jours passés à la montagne. Je n’arrive même pas à me décider pour un petit footing ; je me suis glissé en mode hibernation en plein mois de juillet !!! Le sentiment d’impuissance persiste.

Mathias est reparti accompagner un Rapace sur la Muzelle. Je suis un peu jaloux… J’aurais dû faire pareil, mais comment faire sans connaître le coin et Marion qui ne peut pas conduire ni même se déplacer facilement… et toutes les mauvaises raisons que je me tends pour ne rien faire. Dans les faits je suis partagé entre envie et pas envie, je tourne comme un fauve, je dors mal, je n’arrive pas à trouver la paix et je me sens vraiment inutile. Aurais-je voulu aider l’organisation que le moral n’y était pas…

J’en suis là de mes tribulations lorsque j’apprends vendredi matin, entre le café et le croissant, une nouvelle encore plus surprenante : un pacer est KO à son tour dans la montagne ! Sa compagne est un peu embêtée avec les 3 enfants autour d’elle… Karine et Olivier me tendent malgré eux une occasion inespérée ! D’une pierre deux coups, non trois !!! Je monte chercher Olivier mais avec une seule idée en tête : reprendre mon dossard pacer et rejoindre Benos !

Le soleil monte à son apogée. Il est midi lorsque je confie la voiture à Olivier en plein Désert ; sa mission la ramener aux 2 Alpes tandis que je m’élance à l’assaut de Côte Belle.

 

Je suis rapidement (trop rapidement ?) dans les 160-165 pulsations minutes. Qu’importe ! Je suis tout entier à mon plaisir : merci la vie, merci la montagne, merci à Patoche, à Arnaud (l’organisateur)… Un papillon m’effleure, je le suis du regard. Là-haut quelques coureurs dans leur effort titanesque… Un peu plus haut un petit troupeau de chèvres. Je me sens bien !!!

 

Ma vitesse de progression verticale avoisine les 1000 mètres par heure mais je veille bien à rester quelques minutes avec chaque coureur repris : il est absolument hors de question du moindre manque de respect, de tact… Quelques minutes avec chacun, des petits mots d’encouragement, une explication sur ma présence, ma fraîcheur. Quelques sourires… QUE des sourires ! Pas un d’entre-eux pour regretter d’être là… Moi je commence à sentir l’émotion qui habite le truc. Une sorte de vibration sourde qui vient de l’intérieur et agite toutes les cordes de l’instrument… ça commence à venir !

 

Je passe le col en approximativement 1h15’… mais le chrono n’a pas grande valeur. Près du sommet un groupe de randonneurs m’ovationne lorsque je commence la descente en courant… Quelques instants de gloire volés ? Qu’importe ! J’en ris encore !!! Je suis aux anges…

 

La descente est forcément très rapide ; il faut vous imaginer… jambes neuves ! J’alterne entre séquences très techniques, arrêts photos et quelques brefs échanges. Chaque coureur a sa perception, sa teinte… Tous n’ont pas les mêmes besoins, les mêmes envies. J’échange quelques mots avec Chti38 puis je reprends mon échappée belle.

 

Au détour d’un virage je surprends Alice et mon ami Land. Il faut voir la tête d’Olivier !!! Au milieu de nulle part le loup qui surgit comme un diable ! Son genou fait mal et je prête mon couteau pour achever l’animal : ce récalcitrant petit morceau de bande élasto qu’il faut trancher avec mieux que ses dents ! Il tiendra bon jusqu’à Valsenestre pour un vrai strap et une ration de pâtes qui lui donneront la patate !!! Bravo Olivier. Et merci les bénévoles bien entendu…

 

Entretemps Benoît est retrouvé un peu avant la base… Juste au-dessus de la piste qui est empruntée 2 fois par les coureurs, dans un sens puis dans l’autre, vers la Muzelle.

 

Un point rapide sur la situation et me voici à nouveau pacer pour finir le travail d’Olycos. Inutile de dire que Benos aurait terminé sans mal… Cependant j’aime à penser que ma présence a pu parfois le réconforter. Drôle d’alliance, un loup et un molosse !!! Les brebis du quartier n’étaient pas fières…

Nous croisons pas mal de monde : Elcap et sa femme, Ogo, Sanggi, Lolo’… j'en oublie. Et même un certain individu que je ne nommerai pas mais qui se rend utile aux côtés des bénévoles avec une étonnante discrétion. Dommage que cet instant "inouï" ne se soit pas prolongé jusqu’à un certain restaurant des 2 Alpes… Mais n’est-ce pas à leur rareté qu’on reconnaît les miracles ?

 

Benoît est agréable : il parle peu, se plaint encore moins et je ne répèterai pas toutes les blagues qu’on a faites sur Oly mais en toute amitié et entre bretons finalement… La balade ensemble durera presque 10h mais à aucun moment je ne m’ennuie. Le paysage est somptueux et mon bestial molosse ne tire pas trop sur sa laisse !

La descente flingue les coussinets de mon comparse mais les montées sont régulières et à bon train, surtout quand on sait ce qui a précédé, les 160 km… Bravo Benoît.

 

Le col de la Muzelle est passé sur des bases horaires qui laissent longtemps espérer une arrivée avant la fin de la journée mais c’était sans compter sur la très lonnnngue descente vers Bourg d’Arud.

La montée de Venosc à la frontale restera un moment assez fort… Encore une fois Benoît va m’impressionner par sa force de volonté. Je suis calé un peu en avant et j’essaye d’adopter un rythme qui laisse de l’air au molosse tout en lui proposant un appui visuel. Il ne calera pas malgré des marches énormes dans cette dernière ascension…

 

A la fin je m’efface pour laisser ce qui reste de Benoît profiter pleinement de son arrivée. L’odeur trompe même son plus fidèle ami comme me le fera remarquer Marioune un peu plus tard ! La pauvre bête ne reconnaît pas son maître… Dur !!!

 

Quant à moi je suis tout retourné dans ma tête, j’en regrette presque de n’avoir pas tenté l’aventure… Olivier m’en rajoute une couche en me confiant qu’il m’aurait bien vu sur un truc comme ça, que j’aurai pu…, que ceci…, que cela...

 

Oui… mais non ! On n’improvise pas si on veut vraiment profiter du truc et puis j’aimerais d’abord me frotter à une épreuve d’une centaine de km ; question de logique, de préparation et d’ambitions mieux cernées.

Je redis ici ce que j’ai répondu à ce moment-là : ceux qui ont osé sont les héros du jour, les autres sont juste des témoins. Et comme témoin je tire mon chapeau à tous ceux qui ont osé ; qu’ils y soient arrivés ou pas. Chacun fera son introspection et en tirera les leçons.

 

Une pensée spéciale pour toutes celles et tous ceux qui sont allés au bout d’eux-mêmes dans les pires moments d’abattement : ils sauront désormais qu’après la pluie il y a toujours du soleil !!!

Ceux qui ont poussé cette petite porte perçoivent mieux ce que signifie : "plus loin, plus haut, plus fort"… Je pense à Françoise, je pense à Jacques. 

 

Bravo à tous

Merci pour ces moments partagés.

 

Le Loup.

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