Innocence, culotte courte et provocation...
Le Loup

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Innocence, culotte courte et provocation...

Par Le Loup - 11-02-2011 21:44:13 - 3 commentaires

J’ai eu la chance de fréquenter plusieurs écoles maternelles, élémentaires, collèges et lycées… Je parle de "chance" parce qu’à l’époque l’école publique était (encore) en mesure de renvoyer les éléments perturbateurs. Tout le monde le sait : les voyages forment la jeunesse… Et j’ai donc commencé à voyager très jeune !

Je ne résiste pas à l’envie de vous raconter une anecdote pour vous montrer le garnement turbulent et frondeur que j’étais à l’époque. Ce souvenir remonte à la petite école, au début de l’année 1978, dans le contexte de l’enlèvement du baron Empain… Un nombre important de policiers se montraient alors dans les rues et les contrôles se multipliaient dans l’espoir d’intercepter les ravisseurs.

Mes grands-parents, passablement agacés par la nervosité ambiante des autorités, ont un soir fait une réflexion à voix haute sur le manège des “guignols” qui roulaient les mécaniques à chaque carrefour.

Les enfants, aussi jeunes soient-ils, ont parfois un don pour saisir immédiatement ce que vous essayez de rendre indéchiffrable et obscur. Je n’ai rien demandé et la conversation s’est arrêtée là, du moins en ma présence…

Le lendemain sur le trajet pour rentrer de l'école ma grand-mère et moi nous sommes arrêtés pour traverser la bien nommée rue des Chantiers, précisément à hauteur du pont métallique.

Près du feu tricolore stationnait une estafette de police, bien en évidence, et l’un de ces charmants messieurs se tenait près de nous.

J’étais fasciné ; l’uniforme et l’allure martiale sans doute ! Toujours un fort effet sur les petits garçons…

Le policier a fini par s’apercevoir que je ne le quittais pas des yeux. Il a souri et a regardé ma grand-mère. Je crois qu’il s’apprêtait à dire quelque chose mais j’ai soudain eu un flash et j’ai secoué la main de ma grand-mère en criant presque : “regarde Maman, y’a plein d’autres guignols dans la voiture là-bas” !

L’instant qui a suivi est gravé dans ma mémoire pour toujours. Pas un mot ne fut échangé, le feu est passé au rouge pour les automobilistes et nous avons traversé sans attendre, ma grand-mère regardant obstinément devant elle, un peu de rouge aux joues, et moi en remorque, me dévissant la tête pour continuer de regarder dans les yeux ce policier furibard, encore en train de chercher une réplique, de l’autre côté de la rue.

Je ne me suis jamais fait disputer ni punir pour celle-là… Une bonne éducation je vous dis !

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3 commentaires

Commentaire de ampoule31 posté le 15-02-2011 à 19:30:00

Ton amour pour les films de gladiateurs vient donc de la ...

Commentaire de francois 91410 posté le 21-02-2011 à 13:42:28

C'était prémonitoire : les guignols n'ont pas changé ...

Commentaire de Mustang posté le 21-02-2011 à 21:41:32

fraicheur enfantine

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